Ouvre grand ton coeur à la vie qui se donne à toi,
Ne compte plus ces heures qui rythment tes pas,
Le passé s'effrite et nul ne sait si l'avenir sera,
Cesse de penser, le présent s'offre entier à tes bras
Sois le voyage là où le train de l'espoir cesse d'avancer
Sois la vie là où ta mort est par tes blessures annoncée
Sois l'amour là où la haine empêcherait ton c½ur de penser
Ouvre grand ton corps aux vents délicieux des plaisirs,
N'enchaîne à l'interdit tes sens et à tous offre tes sourires
Plus fragile qu'un songe, et plus éphémère qu'un soupir
La vie peut être oubliée par qui ne pense à la chérir
Sois un ange là où l'enfer te tend ses brûlantes flammes
Sois un enfant là où l'adulte retient à tord ses larmes
Sois un rêve là où la réalité s'abat trop fort sur ton âme
Ouvre grand ton être aux bonheurs qui défilent devant lui
Ne l'oblige guère à les regarder sans en goûter le fruit
Les amours, montagnes du coeur, ont des cimes et des pieds
Envole-toi de leurs hauteurs et relève-toi quand en bas tu es jeté
Sois courage là où la fuite semble digne de ta personne
Sois multitude là où tu es seul et que tous t'abandonnent
Sois patience là où la colère récolte les yeux en aumône
Ouvre grand ta plume à tous ces mots enfermés à l'intérieur
Ne retiens ces poésies qui poussent en toi comme des fleurs
Ecris la mort pour mieux vivre et les larmes pour bien rire,
Entre tes lignes reposera à jamais ton âme, éternel souvenir
Sois confiant là où même ton c½ur doute un peu de toi
Sois croyant là où le reste du monde perdrait sa foi
Sois extravagant là où la banalité voudrait faire sa loi
"Ouvre grand ton c½ur...
Ouvre grand ton corps...
Ouvre grand ton être...
Ouvre grand ta plume...
Et sois un poète..."